Accédez à nos cours concernant des domaines et thématiques différentes. Vous pouvez aussi contribuer en rédigeant des articles.
Consulter les coursParcourez notre annuaire d’écoles, instituts et universités du monde. Si votre école n’est pas listée, vous pouvez l’ajouter très facilement.
Consulter les écolesAccédez à notre messagerie instantanée pour échanger avec d’autres membres inscrits et aussi les invités. Aucune inscription n’est obligatoire.
Accéder au tchat“Le présent article n'a pas encore été revu par un modérateur, pour cela veuillez faire attention quant à son contenu, que nous ne pouvons pas vous garantir son exactitude.”
Recherche et développement et innovation Marketing : Afin d’intégrer les multiples modes d’organisation mixtes qui sont développés en matière d’innovation, Broustail et Ferry (1993) proposent une comparaison des cinq voies d’accès classiques en fonction de critères considérés comme déterminants dans le choix.
|
Voies d'accès |
Temps nécessaire |
Coût généré |
Risque encouru |
Maîtrise obtenue |
|
Développement interne |
Long |
Elevé |
Elevé |
Elevé |
|
Accords de coopération |
Incertain |
Incertain |
Faible |
Incertain |
|
Croissance externe |
Court |
Elevé |
Elevé |
Incertain |
|
Sous-traitance |
Incertain |
Incertain |
Faible |
Incertain |
|
Licence |
Court |
Faible |
Faible |
Faible |
Sources : Broustail J. et Ferry F., Le management stratégique de l’innovation. Dalloz, Coll. Précis de gestion, 1993, P. 151
Parmi ces voies d'accès, la coopération semble à l'heure actuelle tout particulièrement utilisée par les entreprises qui constituent de véritables réseaux d'innovation.
Les motifs du recours à la coopération stratégique
Dans un contexte où des tendances lourdes militent en faveur du rapprochement des entreprises (course au gigantisme, mondialisation, évolution rapide des technologies, croissance exponentielle des dépenses de R&D, échec des fusions et acquisitions des années quatre-vingts), plusieurs travaux ont récemment proposé une synthèse des motivations de la coopération invoquées par les entreprises elles-mêmes (Hagedoorn, 1993, Mothe, 1997).
|
Accélérer l'expansion tout en diminuant les coûts et les risques |
|
- Partager le coût du développement et d'équipement |
|
Jouer sur la concurrence |
|
- Réduire le nombre de concurrents se partageant le marché |
|
Accéder aux compétences des partenaires |
|
- Accéder à un savoir scientifique |
Si l'on met de côté la volonté d'influence sur la donne concurrentielle comme motif de la coopération, deux grandes logiques coopératives apparaissent distinctement :
- Celle de l'accumulation de ressources de même nature pour bénéficier d'économies d'échelle. Dans ce cas, la coopération est de nature quantitative : les ressources peuvent être ajoutées afin d'atteindre une taille critique ou d'économiser leur usage. La logique dominante de la coopération est celle de l'additivité.
- Celle de la combinaison de ressources de natures différentes afin de bénéficier d'économies de gamme ou d'innovation. La coopération est ici par essence qualitative : il ne s'agit plus d'additionner (au sens mathématique du terme) mais d'utiliser conjointement des actifs pour bénéficier d'effets de synergie. La logique dominante de la coopération est ici celle de la complémentarité.