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Recherche et développement et innovation Marketing :
      - Qu’est-ce qu’une activité de recherche et développement (R&D) ?
      - Eléments caractérisant une activité R&D (recherche et développement)
      - Le projet recherche et développement (R&D)
      - La mesure de l’efficacité des équipes de recherche et développement (R&D)
      - La relation entre le Marketing et la R&D (recherche et développement)
      - Introduction à l'innovation Marketing
      - L'importance et les difficultés de l'innovation Marketing
      - L'innovation Marketing en degrés
      - Comprendre l'innovation Marketing
      - Les sources et acteurs de l'innovation
      - Processus d'invention : comment concrétiser une idée ?
      - Evaluer et valider une idée d'innovation
      - Comment financer l'innovation ?
      - L'innovation Marketing grâce aux alliances stratégiques

La création de nouveaux produits, procédés et services est la condition sine qua non d'émergence, de compétitivité et de survie des entreprises, et par là, de croissance et d'emplois. Cette innovation, qui repose en grande partie sur la recherche et développement, est par nature incertaine, tant sur le plan technologique que commercial, et sa rentabilité n'est pas immédiate.

Les entreprises doivent compter sur un environnement financier favorable et une ressource humaine qualifiée. Le marché doit être de taille suffisante et viable ; lorsque celui-ci est émergent, les prévisions sont plus complexes.

En cas d'échec, les pertes peuvent être importantes. Par contre, lorsque le projet innovant aboutit, l'entreprise, tout comme ses actionnaires, a la possibilité de dégager une rentabilité supérieure à d'autres types d'investissements. C'est la contrepartie du risque.

Les entreprises innovantes estiment que les projets qu'elles ont abandonnés, retardés, ou qu'elles n'ont pas démarrés, l'ont été à 39,5% en raison de coûts d'innovation trop élevés qui ne pouvaient être assumés en totalité en interne.

Au début des années 2000, le contexte est encore plus malaisé. Les efforts de R&D souffrent du ralentissement conjoncturel, car, en raison de la baisse des profits et de la montée des incertitudes, les entreprises sont tentées de réaliser des économies sur des dépenses dont la rentabilité est lointaine et non assurée.

L'ensemble des moyens disponibles

Les financements peuvent être variés et obtenus auprès de sources qui possèdent chacune ses propres critères de sélection et sa cible privilégiée d'entreprises : autofinancement, business angels, fonds d'amorçage, capital de proximité, partenaires industriels, capital-risque…

L'autofinancement

Ce premier apport personnel est souhaitable pour inspirer confiance aux tiers (voir aussi le prêt à la création d'entreprise - PCE). Ensuite, pour financer une démarche d'innovation, les ressources exigées vont au-delà du capital propre du porteur de projet. Par ailleurs, la croissance de l'entreprise exige d'autres apports de fonds, souvent très élevés.

Les aides publiques directes

En France, l'aide à l'innovation est accordée par l'Anvar sous forme principalement d'avances à taux nul remboursables en cas de succès ou de fonds propres (BSA). Elle permet de cofinancer les dépenses de R&D, d'embauche d'ingénieurs, le recours aux conseils, la recherche de partenaires, l'accès aux programmes européens… Elle relève d'une volonté de partage du risque et intervient très souvent lors des phases d'amorçage, les plus risquées, pour pallier le désengagement à ce stade des banques et des sociétés de capital-risque.

L'aide attribuée par l'Anvar constitue par la suite un effet de levier et un label auprès des investisseurs. De la même façon, mais vu sous l'angle de l'accompagnement, l'Agence joue également un rôle de prescripteur en introduisant des PME expertisées par ses soins auprès de ses partenaires de capital-risque.

L'Agence gère par ailleurs des financements délégués par des tiers et bénéficie à ce titre de crédits d'intervention supplémentaires issus de ministères (concours d'aide à la création d'entreprise de technologies innovantes du ministère délégué à la recherche et aux nouvelles technologies, par exemple), de collectivités territoriales (abondement sur les aides à l'embauche de chercheurs) et de l'Union européenne.

D'autres aides sont utilisées par les PME, tant sur le plan régional que national. Les conseils régionaux apportent également une forte contribution au Réseau de diffusion technologique (RDT), aux fonds d'amorçage locaux et aux incubateurs publics.

Le capital d'amorçage et de proximité

Les business angels sont des investisseurs individuels qui apportent leurs capitaux à des entreprises en création ou en premier développement. Par ailleurs, les fonds d'amorçage (peu nombreux) interviennent lors des premiers tours de table financiers des jeunes entreprises, aux côtés souvent de financements publics.

Les sociétés de capital investissement

L'objectif prioritaire de ces investisseurs est de maximiser les gains tout en minimisant les risques. La sélectivité est par conséquent poussée et les préférences se portent sur des PME de technologies innovantes à très fort potentiel de développement, déjà bien avancées et capables de viser rapidement un marché mondial.

Sur les deux dernières années, en raison de la conjoncture économique, ces sociétés de capital-risque ont tendance à effectuer des refinancements et à se focaliser davantage sur le développement que sur l'amorçage, car à ce stade, au risque de l'innovation vient s'ajouter celui de la création. Les FCPI (Fonds commun de placement dans l'innovation) sont destinés à investir 60% des fonds levés dans des entreprises qualifiées d'innovantes par l'Anvar (pour la majorité).

Les prêts bancaires

Les banques se focalisent plutôt sur l'aval des projets innovants, en complément d'autres sources, et pour les entreprises où l'activité innovante est minoritaire. Le financement de l'innovation (investissements immatériels) ne correspond en effet pas aux exigences de garanties des prêts bancaires classiques.

Certains prêts pour des investissements matériels proposent des taux moins élevés, si l'entreprise est par ailleurs soutenue par le financement public et le capital-investissement. La BDPME propose, de son côté, le PCE (prêt à la création d'entreprise), sans garantie ni caution du créateur, qui permet de financer les frais et dépenses de démarrage de l'affaire.

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Informations sur l'auteur

Manager
  • Pseudo : Manager
  • Date de naissance : 1980-10-13
  • Age : 45 ans
  • Pays : Maroc
  • Ville : Rabat

Informations sur le cours

  • Nombre de fois vus : 3709
  • Langue de rédaction : Français
  • Date de création : le 08/06/2012 à 16:17:21
  • Date de mise à jour : le 08/06/2012 à 16:17:21

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