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Supply Chain Management et logistique : Un produit n'est jamais réalisé de bout en bout par la même entreprise.
De nombreux fournisseurs, intermédiaires et sous-traitants interviennent à différentes phases de la réalisation du produit. Traditionnellement, la communication entre les intervenants est limitée au minimum.
Pour se prémunir des aléas, chacun constitue des stocks plus ou moins importants, coûteux en tout cas. La moindre erreur ralentit le flux voire l'interrompt et toute la chaîne est pénalisée. Le Supply Chain Management permet d'assurer la fluidité globale tout en garantissant une meilleure flexibilité. Elle assure le passage d'une production orientée produit à une production centrée client.
Si la quête absolue de la réduction des coûts est depuis bien longtemps le principal facteur déclencheur des projets de réorganisations, elle est toutefois indissociable des exigences de régularité et de flexibilité des approvisionnements et des flux de production. Pour satisfaire les clients et ainsi conserver les parts de marchés, la fluidité des approvisionnements, condition sine qua non à la continuité de services de bout en bout, est incontournable.
Tout le mérite de la Supply Chain est de garantir au producteur et au distributeur la qualité, c’est-à-dire la conformité du produit ou service avec ce qui figure au cahier des charges, ce qui donne à l’entreprise un avantage concurrentiel. L'optimisation de la qualité permet par conséquent d'augmenter les ventes et / ou les parts de marché. Le faire à moindre coût permet d'améliorer la marge bénéficiaire de l'entreprise. Et aussi la sécurité et la sûreté permet à l'entreprise de rester présente sur le marché, d'une part en évitant les sanctions, d'autre part en communiquant sur des thèmes actuels, comme le "développement durable", les "produits et les services éthiques", le "respect de l'environnement"…
Généralement les trois paramètres : qualité, productivité, sécurité, et dorénavant la sûreté, dépendants les uns des autres, et pourraient expliquer l'importance stratégique de la Supply Chain pour de nombreuses entreprises ; par conséquent des directeurs de la Supply Chain sont appelés à siéger dans les comités de direction et rapportent directement aux représentants des actionnaires des entreprises. Entre ces partenaires, qui composent la chaîne logistique, circulent trois catégories de flux :
Gérer la chaîne logistique, c'est fluidifier les flux en optimisant autant que possible les coûts. Les coûts sont principalement :
Les coûts de conception des produits, les coûts d'approvisionnement, les coûts de production, les coûts de possession des stocks, les coûts d'acheminement, les coûts de rupture, les coûts financiers associés.
Le Supply Chain management intègre de plus en plus les contraintes liées à la "reverse logistic" (flux de retour et de recyclage des produits)
C’est au milieu des années 1970, que l’on doit d’avoir les premiers auteurs à repérer la mutation d’une logistique opérationnelle et cloisonnée à une Supply Chain (logistique intégrative). Constatant le passage d’une logique d’analyse en termes de coûts à une logique d’analyse en termes de profit, on met en évidence alors l’importance d’une parfaite coordination des flux de marchandises par les flux d’information dans la création d’utilités de lieu, d’endroit et de propriété.
Ceci sous-tend un puissant processus d’interaction entre les intervenants de la chaîne d’opérations allant de l’aval (la demande à servir) vers l’amont (l’approvisionnement), à savoir l’entreprise manufacturière, mais aussi ses distributeurs, ses fournisseurs et ses prestataires de services logistiques... dont le rôle inducteur d’économies d’échelle (par mise en place de plates formes communes de distribution) est rapidement identifié.