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Entretien d'embauche : La position de demandeur d’emploi se révèle bien souvent peu valorisante et parfois déstabilisante. Deux bonnes raisons pour réévaluer votre approche du jour J. Difficile en effet de partir gagnant(e) lorsque l’on vient supplier un recruteur à genoux. Évitez donc de supplier : aucune embauche ne s’est jamais basée sur le degré d’apitoiement du recruteur.
Une mise au point s’impose : dans le cadre d’une embauche, vous êtes "l’apporteur" de compétences que l’entreprise demande. Par ailleurs, nous parlons d’entretien d’embauche, et non d’"interrogatoire d’embauche" ! C’est bien d’échange dont il est question.
En fait, tout est ici affaire de point de vue : que vous soyez à la recherche d’un emploi depuis un mois ou un an ne change rien à l’affaire : vous resterez, lors de la prise de contact, offreur de compétences et non demandeur d’emploi.
Pensez donc "prise de contact" bilatérale plutôt qu’entretien unilatéral, et préparez-vous à choisir l’entreprise autant qu’elle vous choisit. D’ailleurs, en règle générale, "subir" l’entretien ne pourra que vous desservir.
Pensez "dialogue" : l’entretien d’embauche est aussi l’occasion pour l’entreprise de découvrir un bon candidat et de vérifier l’adéquation de ce candidat avec le poste proposé. Même si votre interlocuteur joue l’inquisition, dites-vous bien que c’est de discussion dont il est question.
Soyez à l’écoute, réactif(ve), curieux(se), intéressé(e). questionnez ... Il ne s’agit pas de chercher à prendre l’avantage à tout prix, mais plutôt d’écouter presque autant que de parler... bref, de communiquer !
À titre indicatif, le consensus est de mise, du côté des cabinets de recrutement, à propos de l’entretien "idéal" : 70 % d’écoute, 30 % d’émission. Pour un entretien d’une heure, vous devriez donc écouter durant plus d’un quart d’heure. Après tout, ce fameux entretien constitue la rencontre de deux espoirs : le vôtre et celui de votre interlocuteur.
Plus encore, l’entretien vient confirmer ou infirmer des impressions : l’entreprise ne doit pas se tromper de candidat et... vous ne devez pas vous tromper d’entreprise.