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La crise intellectuelle : L’impression qui prévaut aujourd’hui est celle d’une dispersion, d’une atomisation de l’espace collectif de la réflexion, d’un effacement des formes du paysage intellectuel, d’un investissement de chacun dans la voie qu’il a choisie.
Le mensonge devient un moyen légitime du combat idéologique. Puisqu’on se met au service du bien, pour lutter contre le mal, pourquoi se préoccuper d’arrangements avec la véracité ? Le problème est qu’ici comme ailleurs, la fin ne justifie pas les moyens. Si la cause est juste, pourquoi serait-il nécessaire de mentir pour la servir ? Parce que le public est sot ? Il ne l’est pas. Si une partie peut être dupée provisoirement, la majorité prend vite conscience de qui fait quoi.
Donc, face à de telles situations, l’intellectuel a le devoir d’aider à la gésine d’un monde plus juste, car, comme le disait si justement Bertolt Brecht dans Sainte Jeanne des Abattoirs : « Vos bons sentiments, que signifient-ils Si rien ne paraît au dehors ? Et votre savoir, qu’en est-il S’il reste sans conséquence ? Souciez-vous, en quittant ce monde, Non d’avoir été bon, cela ne suffit pas, Mais de quitter un monde bon ».
Ceci nous incite à se poser 3 questions essentielles :
Je voudrais conclure en précisant mes propres «impératifs moraux» - à l'attention des intellectuels critiques.