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Les pirates obtiennent les mots de passe de différentes manières, certaines de ces techniques ne nécessitant même pas de réelles compétences informatiques. Cet article fait le point sur les techniques les plus utilisées par les hackers de nos jours.
Les données transitant sur Ethernet, ou les réseaux sans-fil, peuvent être interceptés. Cela peut être fait en faisant usage d'un analyseur de protocole, qui place la carte réseau en mode "promiscuous", ce qui signifie que toutes les données traversent le réseau pour aller au système d'exploitation, sans aucun filtrage.
Les mots de passe sont habituellement "sniffés" à partir de protocole tels que Pop3, FTP et Telnet. Dans ce cas les mots de passe traversent le réseau sans aucun cryptage. De nombreux nouveaux protocoles utilisent dorénavant le chiffrement. Bien que le chiffrement rende le "sniffing" des mots de passe plus compliqué, il est toujours possible d'obtenir les mots de passe contenus dans les données chiffrées en utilisant un dictionnaire ou une attaque de type "brute force".
Le "sniffing" est une méthode très efficace pour les pirates puisque c'est en général une attaque passive qui reste plus dure à détecter.
Dans certains cas, les pirates n'ont pas besoin de décrypter le mot de passe. Ils peuvent utiliser la forme cryptée pour s'identifier auprès du système visé. Des outils permettant de simplifier cette attaque sont disponibles sur Internet.
Ce type d'attaque est très populaire contre les applications web.
Les mots de passe système sont habituellement stockés dans des fichiers ou dans le registre de Windows. Sur Windows NT, 2000 et XP, ils sont stockés sous une forme cryptée dans le fichier SAM. Sur les systèmes UNIX les mots de passe sont en général stockés dans /etc/passwd ou /etc/shadow.
Une fois qu'un assaillant a mis la main sur le fichier mots de passe, il peut lancer une attaque par dictionnaire, ou brute force, contre les mots de passe cryptés.
Une méthode très connue, et typique du vol de mots de passe, est nommée "shoulder surfing". Ce qui symbole le fait de regarder par-dessus l'épaule d'une personne pour y capter des informations, par exemple lorsque le pirate regarde quelqu'un saisir un mot de passe.
L'observation peut aussi être faite en regardant dans les objets personnels de la victime. Les mots de passe sont parfois notés sur de petits bouts de papier, voir même des fois sur des post-it collés à même l'écran de la victime !
Nombreux sont les grands noms parmi les pirates informatique à avoir utilisé le Social Engineering, le plus connu étant sans conteste Kevin Mitnick. Cette technique simple d'aspect consiste, pour résumer, à appeler un utilisateur en lui disant "Bonjour, c'est Bob de la société X. Nous avons détecté un problème sur votre réseau à la demande du service informatique, et il apparaît que le problème vienne de votre ordinateur. Pouvez-vous me donner votre mot de passe ?".
Cette méthode réussie malheureusement souvent car il y a beaucoup d'utilisateurs qui donneront ces données sensibles avec joie.
Les pirates effectuent parfois des attaques par dictionnaires. Ces dictionnaires contiennent les mots de passe les plus couramment utilisés tels que "dieu", "password", "réseau", etc.
Très souvent les mots de passe utilisés font partie de ces dictionnaires, ce qui rend cette technique très populaire.